La violence dans les jeux vidéo

Par Attila

Régulation?

Depuis que les jeux vidéo existent, il y a eu une levée de bouclier contre la violence qu’ils contiennent. Les principaux opposants à cette violence utilisant en abondance la série Doom qui était très violente et qui le reste grâce à Doom III. Aujourd'hui, les jeux ont une cote PEGI qui indique à l'acheteur une restriction selon l'âge dépendamment du contenu. Cette restriction étant classée selon 3 + 7+ 12+ 16+ 18+. De plus certains symboles vous indiquent que le jeu contient un mauvais langage, de la discrimination, des drogues, de la peur, du contenu sexuel et de la violence. Ces indications mettent donc l'acheteur au courant de tout ce qui peut l’influencer et jusqu'à quel niveau. Toutefois, ce système n’est pas vraiment efficace. En effet, un parent peut aisément décider d'acheter le jeu simplement en étant ignorant volontairement ou involontairement de l'interprétation de ces indications.

Sujet d'étude scientifique?

Mais dans ce cas quels sont les effets sur les enfants qui jouent à un jeu violent? En fait de nombreuses études semblent s'être penchées sur le sujet et les conclusions semblent toutes différentes. Certaines jugent que cela incitera à la violence, d'autres disent qu'il y a de nombreux avantages  psychologiques à jouer notamment en ce qui concerne la coordination des membres et la coopération entre les deux cerveaux. D’autres affirment que les jeux viennent augmenter le contrôle de soi et aider à combattre les phobies. Bref, les points de vue sont variés et notre objectif n’est certainement pas d’en faire le tour.

Notre opinion sur le sujet

Nous allons donc vous exprimer notre point de vue personnel sur le sujet. Ce point de vue n'a rien scientifique, mais est plutôt basé sur nos observations le comportement des joueurs et des jeux.

Constat de la constante violence humaine

Tout d'abord, il faut considérer un aspect que toutes les études ou débats sur la violence que ce soit au cinéma ou dans l'univers des jeux, semblent éviter. C'est-à-dire que l'humanité, aussi loin que l'histoire nous le rapporte, a toujours été violente et ce, bien avant que toutes sortes de divertissements violents existent. Quelques témoignages de cela se trouvent dans les codes de lois de l'Antiquité, les récits des combats, les pièces de théâtre dramatique de l'Antiquité qui montraient souvent des meurtres. En fait, les mythes contiennent souvent des histoires de meurtres et combats épiques, combats de gladiateurs sans oublier les guerres qui font des milliers de morts et qui aujourd'hui sont télévisées en direct. Ajoutons à cela les multiples génocides perpétrés partout dans le monde et la quantité importante de meurtres qui sont rapportés dans l’actualité aujourd'hui. Donc, nous pouvons affirmer que la violence est une constante humaine qu'on retrouve bien au-delà du monde des jeux vidéo. En fait, la violence a pris place dans les jeux de manière naturelle. De fait, la violence semble être une constante chez l'humain. La différence étant qu'aujourd'hui tous peuvent la voir dans les médias.

Que recherche le joueur?

Mais nous pensons que le joueur ne cherche pas nécessairement cette violence quand il joue. Ce que le joueur recherche, c'est une manière de se prouver qu'il est plus malin que son adversaire; que ce soit contre une intelligence artificielle ou un autre joueur. La violence n'est que le moyen proposé par les jeux et le plus décisif. Les joueurs n'aiment pas tous les confrontations qui s'étendent. C'est probablement pourquoi les jeux violents permettent de donner une satisfaction rapide au joueur. Au même titre qu'un pays choisit de rentrer en guerre contre un autre pour éviter plusieurs années de négociation sans être certain de réussir.

La popularité des jeux violents est donc plus liée à une faim de résolution rapide d'une confrontation amicale qui résulte en une dose de dopamine au cerveau du joueur lorsqu’il gagne. La dopamine étant une drogue libérée par le cerveau lorsque la personne éprouve du plaisir et qui a pour but d’encourager l’humain à reproduire le comportement qui fait déclencher cette dopamine, de là le risque d'addiction aux jeux ou à tout autre déclencheur. Les jeux violents sont donc un moyen rapide de se procurer de la dopamine étant donné le dénouement rapide du déclencheur.

Le choix du jeu correspond au choix de l'individu pour atteindre la satisfaction de son plaisir

Pour d’autres joueurs qui jouent à des jeux moins violents, vous remarquerez, que le rythme de ces jeux est souvent rapide, qu’elle que soit la nature du jeu. Les personnes choisissant des jeux rapides sont des personnes qui apprécient la finalité des choses.

D'autres joueurs apprécient la lenteur de jeux et le suspense. Dans ces conditions, les jeux de stratégie et de rôles sont souvent plus appréciés, les personnes aimant ce type de jeu étant des personnes qui ne recherchent pas nécessairement une finalité, mais plutôt apprécie les processus. Dans les jeux de table, le go est un exemple de processus où le joueur peut déterminer qu’il va gagner longtemps à l'avance, mais fait durer le plaisir en poursuivant la partie pour le plaisir de savoir que l’on va gagner alors que l’adversaire ne le sait pas encore. Dans les jeux de rôles tels les jeux Massive Online Multiplayer Games, le joueur joue en sachant pertinemment que le jeu n’a pas de fin. Aussi, le processus de gagner des niveaux peut-être divertissant au début, mais à la longue les niveaux sont de plus en plus longs à atteindre. Aussi ce qui encourage le joueur à poursuivre le jeu c’est le processus du jeu et les relations sociales et non plus la violence que contient certainement le jeu.

Pourquoi les joueurs choisissent des jeux violents

Nous pensons que les penchants vers les jeux violents ne sont pas nécessairement causés par un désir de violence, mais plutôt par une recherche de divertissement rapide des joueurs. Ainsi, le choix de jeux violents peut découler de la nature des individus et leur besoin naturel d'exprimer leur supériorité sur les autres. Le contexte virtuel permet cette affirmation de domination beaucoup plus facilement que dans le monde réel. Car, dans le virtuel, il n'y a pas de classe sociale, de discrimination, de richesse ou pauvreté. Tous sont égaux et la seule différence entre les joueurs, c'est leur maîtrise du jeu qui ne sert que de conducteur à une ambition immédiate. Cette ambition étant plus efficacement sevrée par les jeux violents, on peut facilement s'expliquer la popularité de ces jeux où la finalité est rapidement atteinte.

Les effets de la violence dans les jeux

Maintenant que nous avons apporté quelques explications relatives au choix de jeux vidéo violents, nous aborderons les effets de ces jeux. Il faut admettre une chose, il existe une différence fondamentale entre les films et les jeux. Alors que dans les films, on est spectateur des événements violents, dans les jeux on est responsable de la violence ou on la vit virtuellement. En effet, la violence dans le jeu, bien qu’elle soit préprogrammée, découle du chemin que choisit de prendre le joueur. C'est probablement pourquoi nous pensons que les jeux peuvent créer un certain comportement inapproprié chez les personnes les plus influençables, c'est-à-dire les enfants. Toutefois, nous pensons que l'effet des jeux dépend davantage de l'éducation des enfants. En effet, nous croyons que l'influence des parents sur l'éducation des enfants représentent un déterminant beaucoup plus important puisque que ce sont ces derniers qui influencent le plus la manière dont les enfants grandissent. Aussi, dans le cas où le parent choisit d'autoriser son enfant à jouer à des jeux violents, il faut que le parent prenne en considération le contenu du jeu et développe une manière d'implanter chez son enfant la capacité de distinguer le virtuel de la réalité et faire bien comprendre que certains comportements sont acceptables dans le monde du jeux vidéo, mais absolument déplacés et inacceptables dans la réalité.

Les jeux ne doivent pas remplacer la présence parentale

Beaucoup trop de parents laissent leurs enfants jouer seuls sans considérer que les valeurs incluses dans les jeux puissent être assimilées par leur enfant. Il faut que les parents réalisent que les jeux vidéo ne sont pas une gardienne et ne remplaceront jamais l'enseignement moral d'un parent. Il est clair, qu'un enfant qui reçoit une éducation et une attention des parents en ce qui a trait à la violence réelle et virtuelle ne sera en aucun cas affecté par la violence dans les jeux et le seul effet secondaire des jeux violents et non violents sera la mauvaise humeur probable de l'enfant dans le cas ou il n'atteint pas son objectif. Cette mauvaise humeur étant tout aussi palpable dans le cas où un adulte perd une partie d'échec ou de carte. C'est une mauvaise humeur naturelle à l'humain lorsqu'il n'atteint pas ses objectifs et en rien une mauvaise humeur créée exclusivement par des jeux vidéo. Maintenant, cette mauvaise humeur peut atteindre différents niveaux. Ces niveaux de réaction dépendent de l'éducation de l'enfant et de la maîtrise de soi que les parents lui ont inculquées.

Conclusion

C'est pourquoi, nous disons que la violence dans les jeux vidéos n'est pas responsable de la violence humaine, mais découle plutôt de la nature humaine. Les jeux violents sont des jeux qui plaisent à la grande majorité des joueurs non pas pour la violence elle-même, mais plutôt pour la rapidité et l'efficience avec lesquelles les joueurs y trouvent la satisfaction de domination sur les autres. Ce qui reste faut-il l'admettre, un besoin naturel humain. Enfin, les effets des jeux sont plus une question d'éducation de l'enfant que la conséquence de la violence dans le jeu. Les enfants apprennent de tout ce qu’ils voient, entendent et font. C'est pourquoi, il est de la responsabilité des parents de préparer l'esprit de leurs enfants à cette violence qui a toujours existé dans la réalité mais qui est maintenant présente dans le virtuel. Ainsi, l'enfant sera en mesure de discriminer le bien du mal et le virtuel de la réalité.